(avez-vous lu l'introduction ? c'est le post juste en dessous)
Chapitre 1 : The taming of London
Départ sur les chapeaux de roues vendredi 13 août à la gare du Nord où le staff français d’Eurostar me souhaite des « welcome on board » et des « have a nice trip ». Je ne trompe personne, en cette fin d’été j’ai le teint tout britannique, je me console en me disant que je vais faire moins touriste qu’au Japon. C’est en effet mon premier voyage hors des frontières depuis mon retour d’Osaka et mon passeport est tout content de passer la douane. Par contre mes sacs au rayons X c’est toujours aussi périlleux et même avec une simple robe et des sandales je bipe au portique…pourtant j’ai bien appris ma leçon, pas de barrette, pas de ceinture. Mais il faut croire que mon implant dans la nuque n’est pas aussi extra-terrestre qu’il en a l’air. Je réussi quand même à passer et j’ai même le temps de m’offrir un Cosmo pour la route. Le temps est gris mais d’après le SMS de Nathalie déjà arrivée depuis Marseille par avion, il fait beau à Londres. Chouette, chouette ! C’est que je n’ai que des robes et des sandales moi, même pas une veste, je l’ai oubliée sur le porte-manteau…oups ! Me voilà en route, je suis toute excitée, est-ce que les idées que je me fais sur l’Angleterre vont voler en éclats ? Et d’abord, quelles idées ? Ho hé bien, pêle-mêle, les Beatles, Led Zepellin, Queen, Iron Maiden et Venom. Astérix chez les bretons, les chapeaux melons, la Reine, les Punks, Jeanne d’Arc, les pubs, Henri VIII et ses 6 femmes, la cervoise tiède et le bouilli sanglier sauce à la menthe…ZZzzzzZZZZzzzzz je m’endors comme un sac grâce aux boules Quiès et je rate l’entrée dans le tunnel ! Merde alors !
Chapitre 2 : Blue Osyter Card Cult
Nathalie m’attendait à l’arrivée de l’Eurostar dans la gare immédiatement renommée Saint Pancréas de biche aux pruneaux. Elle a déjà vu l’hôtel et m’annonce que je vais « grave kiffer la rue ». Voilà qui me tire de mes dernières vapeurs de sommeil. Je m’en vais acquérir une carte de transport magnétique rechargeable. Et je ne comprends rien à ce que dit la dame du guichet. Mon premier choc avec l’Angleterre est rude, à l’écrit ça roule, à l’oral je peine. Je suis donc en possession d’une oyster card chargée de 15£. L’hôtel est à Earl’s court, le trajet est direct. Je ne suis en effet pas déçue par le quartier. Il y a outre abondance de superettes et fast foods, deux pubs traditionnels, un bureau de poste, un bureau de change et tout le nécessaire aux touristes, c’est une rue d’hôtels avec des immeubles au rez-de-chaussée surélevé. Nathalie avait raison, j’adore ! Nous sommes proches des commodités mais assez loin pour être au calme.
Nous déposons nos valises et payons en avance notre séjour. C’est assez bon marché pour nos bourses et assez cher pour nous garantir propreté, petits déjeuners à volonté, sécurité et services souriants.
Chapitre 3 : Mind the gap !
Il y a deux lignes de métro à Earl’s court, l’une d’elle est la Piccadilly line. Je suppose donc qu’elle conduit à Piccadilly circus et Nathalie accepte de m’accompagner. Je connais ce lieu à travers un chef d’œuvre du 7 ème art : le loup-garou de Londres. Oui, on fait ce qu’on peut ! Je sais donc que dans les années 80 il y avait plein d’enseignes lumineuses et des théâtres. Et cela n’a pas vraiment changé. Même les escalators de la course poursuite dans le métro sont là ! Je suis toute contente et nous commençons à nous promener sans but, ou plutôt si, nous voulons prendre un tea time car il est 16h. Nathalie a déjeuné au pub et moi j’ai grignoté un truc avant de partir. Nous n’avons pas vraiment faim, mais nous sommes gourmandes et curieuses. Malheureusement il semble assez difficile de trouver un salon de thé anglais à Londres. Je vais en profiter pour tirer à boulets rouges sur les chaînes et en particulier Starbuck. Alors, bon, oui c’est gentil mais ça va aller l’expansion du café à la flotte. Au début j’aimais bien cette chaîne, surtout au Japon pour le frappuccino au matcha, mais je commence à en avoir assez d’en trouver un tous les 50 mètres. Et bien sur cela va aussi pour les Caffe Nero et autres. Je ne pose pas le problème de la qualité ou du service, je pose juste la question de la diversité et je ne suis pas loin de devenir une de ces sales aigris de globe-trotteurs qui peuvent se permettre le luxe de se plaindre de boire dans des tasses Ikea aux 4 coins du monde. Voilà, c’est dit, je veux du local et du pittoresque ! C’est donc poussées par la pluie qui commence à tomber fort que nous nous replions chez Valérie, qui non seulement est une chaîne mais en plus se veut « french touch » avec ses faux Toulouse-Lautrec aux murs. Peu importe, ils servent le thé avec des scones, de la crème et de la marmelade !! Et nous serons très bien servies, mon thé à la menthe est délicieux, les scones sont bien gonflés et truffés de raisins secs en abondance et nous avons un large choix de petits pots de confitures. (note personnelle : je n’ai pas coincé la cuiller dedans !). Je ne parlerais même pas du pot de crème tant son souvenir remue en moi un sentiment de bonheur, fraîcheur, douceur et gourmandise ! Rhââââââ !
Chapitre 4 : Liberty of London
Nous voilà donc lestées pour un petit moment. La question du pourboire se pose car le service n’est pas toujours compris en Angleterre, après pourcentage et règle de trois nous quittons les lieux car la pluie a cessé. Une fois dans la rue je suis interpelée par la serveuse, j’ai juste oublié mon appareil sur la table en partant =___= ça commence bien ! Nous notons que visiblement le pourboire était suffisant (hahaha !). Prochain arrêt consacré à Nathalie qui souhaite se rendre dans le grand magasin des tissus Liberty. Ce n’est pas loin, nous allons à pieds. Nous profitons des théâtres et de leurs affiches, nous croiserons même (en photo) le visage jovial de David Suchet, l’un des interprètes d’Hercule Poirot. Attention, Nathalie et moi, des fois, on a 60 ans ! Après une bonne marche, qui m’aura permis de remarquer que Zara, l’Occitane, H&M et McDo sont bien représentés, et d’avoir repéré un Lush à l’odeur 20m avant (mais non je ne suis pas rentrée, puisqu’on en a 3 à Paris maintenant…) nous voici devant l’immeuble Liberty. La façade est richement ornée (de bois récupéré sur des bateaux me dira Nathalie) et l’intérieur est tout aussi chouette. On sent le vieux magasin du XIXème, c’est bien plus petit que le Printemps ou les Galeries Lafayette de Paris. Nous ne visiterons pas tous les étages, mais nous nous pâmons devant les tissus. Un jour je saurai assez bien coudre pour revenir m’offrir 3 mètres et me confectionner une robe, c’est dit ! Je traine aussi du côté de la broderie, mais comme l’Angleterre tient déjà le haut du pavé en la matière il n’y a rien que je ne puisse trouver à Paris. Nous craquons cependant sur un set de savons aux légumes que nous partageons en deux, à Nathalie la carotte, l’artichaut et le concombre, à moi la laitue, la citrouille et la tomate. Il y a un peu de vaisselle, nous ne sommes pas intéressées mais nous y passons quand même et là c’est le drame ! Je trouve une tasse décorée avec la classification périodique des éléments !!! Elle est hors de prix, mais c’est le début du voyage, j’ai de l’argent, c’est la dernière et je SAIS que je vais frimer avec. Comment résister ? Vous allez me dire : pfff, une littéraire qui s’achète une tasse de la classification périodique des éléments, et allez, encore une victime du syndrome du geek kikoo lol ! Peut-être…mais peut-être pas, car quand on est littéraire justement, et qu’on s’ennuie à mourir en cours de sciences, l’imagination bat la campagne et pour ne pas trop de faire remarquer par le prof à regarder dehors, fixer le tableau juste au dessus de lui est un bon compromis. Alors pour moi la classification, c’est surtout le souvenir de longues heures de rêverie éveillée. Alors, la tasse, je l’ai achetée et sans vergogne !! Nathalie, plus raisonnable, se contentera d’une série de boutons en tissu fleuri.
Chapitre 5 : Don’t Panic !
Nous quittons le magasin, Nathalie a fait plein de photos, apparemment ce n’était pas trop autorisé, mais nous nous en sortons bien. La soirée commence et nous irions bien boire un coup, hélas c’est vendredi, les pubs que nous croisons sont tous bondés, surtout en extérieur (fumeurs) nous rendant l’accès difficile. Quand nous trouvons enfin un bar à moitié vide nous comprenons pourquoi, l’ambiance n’y est pas exceptionnelle. Tant pis, nous trouverons mieux ailleurs et nous continuons notre visite des abords de Piccadilly Circus à pieds. Nous croisons une librairie et je m’y engouffre toute excitée d’avance. C’est une affiche avec la photo de Terry Pratchett qui nous accueille. Oserai-je dire que c’était de bon présage ? Je monte au rayon SF & Fantasy pour découvrir que la promo du moment est 3 pour le prix de 2. Mes yeux commencent à rouleur dans leurs orbites, la frénésie s’empare de moi. Je tacle avec brio la première gondole « horror romance » (vous imaginez ce qu’on y trouve, du sous Anne Rice – Twilight, comme quoi on peut toujours aller plus bas hein -__-) pour me jeter sur la littérature de « bon goût ». Mais je suis quand même un peu perdue à fureter comme ça sans but, c’est Nathalie qui me sauvera : « Ho, regarde, elle a une bonne tête cette vache ! » Nathalie, tu viens juste de mettre la main sur le tome 2 du Hitchhiker's Guide to the Galaxy, à savoir « the Restaurant at the End of the Universe ». Je ne peux pas résister, j’embarque les 5 volumes ! Il me faut donc encore un livre pour bénéficier de la promotion, ce sera Good Omens car il m’est presque tombé dessus alors que je furetais dans les rayons. Je prends aussi une belle édition de the Hobbit, par snobisme ^________________^
Mon passage à la caisse se fera dans la douleur, mais pas autant que mon retour en train…tant pis ! Nathalie (qui a vécu chez moi pendant mon séjour au Japon et a donc gouté à ma bibliothèque) note dans son carnet les noms des livres pour les lire en français car visiblement mon enthousiasme est communicatif.
Chapitre 6 : bouilli sanglier sauce à la menthe
La fatigue commence à se faire sentir, et même si Nathalie m’a gentiment soulagée des savons et de la tasse, j’ai un gros sac de livre au bout du bras. Nous nous décidons pour un steak house ! Oui, en Angleterre !! De toute façon, en ce moment je lis « Histoire des Peurs Alimentaires » et du coup, je n’ai plus peur de rien, car j’y lis souvent que tout est dans la tête.
La viande est bonne, les frites épaisses et les petits pois sucrés et croquants. De toute façon, les scones ne sont pas très loin, et nous faisons l’impasse sur le dessert. Nous rentrons à l’hôtel nous coucher avec les poules.
Je vais t'engager pour faire ma promo, j'ai l'air d'un GO efficace, serviable et dispo !
RépondreSupprimerLes photos de Liberty sont terribles (à ce propos, une surprise t'attend), je m'en occupe ce soir...
Précisions du G.O. Le texto ne disait pas qu'il faisait beau mais qu'il ne pleuvait pas. Nuance de taille.
RépondreSupprimerEt Liberty, il faut absolument visiter le 3e étage, c'est Alice au pays des merveilles.
yeah ton premier jour est déjà toute une aventure ^^ J'ai hâte de lire la suite ! j'adore tes commentaires lol !!
RépondreSupprimert'as dormi dans l'Eurostar ? zut alors ! moi qui voulait savoir comment c'était sous la Manche ? c'est vrai, les photos de Liberty sont sublimes .....
RépondreSupprimerSous la Manche ? Bah y'a pas de poisson si c'est la question que tu te poses (huhuhu je suis fort cocasse -__-)
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