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samedi 2 avril 2011

où l'on organise le trafic des souvenirs

Salut à tous,

puisque j'ai commencé à en parler avec certains, je vous propose de vous "inscrire" si vous voulez que je vous rapporte quelque chose de Finlande. Que ce soit un bonnet lapon, un maillot de l'équipe nationale de hockey sur glace, une "moominerie", un t-shirt du Tuska, une bouteille de tord-boyau ou un catalogue d'expo de Turku.
Je m'y prends à l'avance car ça me laissera le temps de récolter vos deniers, surtout pour ceux qui habitent loin de moi. Gardez tout de même en mémoire que c'est la Finlande et que niveau goodies on est loin du Japon ;)
Pour les cartes postales, merci de me rappeler vos adresses. Et enfin, si vous êtes nombreux et fonction du niveau d'encombrement de l'objet de votre désir, il faudra peut-être prévoir un envoi de colis pour m'éviter de charrier tout ça dans ma valise. Donc, or-ga-ni-sa-tion !!

Il va sans dire que les nombreux visiteurs de ce blog (ahem !) qui me sont inconnus personnellement ne peuvent pas participer à cette campagne d'achat, faut pas pousser l'aïeule dans les buissons épineux :D

Pour se faire envoyez moi donc un email.
A bientôt !

mardi 17 août 2010

Samedi 14 août


Chapitre 1 : the genuine english breakfast


Notre hôtel, le Lord Kensington, propose le petit déjeuner à volonté. J'adore le petit déjeuner à l'hôtel, il y a toujours abondance et pas de vaisselle à faire :D On trouve du jambon, du fromage, des œufs durs, des yaourts (petits filous), du pain, des toasts préparés à la demande par le personnel en cuisine, des viennoiseries (selon le standard anglais), des céréales natures, du jus de fruits et du lait (que le personnel fera réchauffer si vous le souhaitez), du thé et du café. Je pense qu'on peut demander du chocolat même si je n'en ai pas vu. Dans notre chambre il y a une bouilloire, du thé, du café soluble, du sucre et des dosettes de crème. Par contre le lavabo n'est pas assez grand pour remplir la bouilloire, j'ai dû le faire dans la douche, mais au moins on a ri !

Nous sommes prêtes...et en avance ! Ce matin nous voulons visiter le British Museum qui ouvre à 10h et qui ne se trouve pas loin. Je consulte le Lonely Planet qui conseille le restaurant Giraffe, les produits y sont sains, bio, équitable et tout le tremblement. C'est ouvert à partir de 8h, nous voulons juste prendre un café en attendant l'ouverture du musée : ça fera l'affaire ! Hé bien voilà un endroit où je ne regrette pas d'être allée ! En arrivant je vois qu'on peut se faire servir le fameux english breakfast !! Avec le bacon, les haricots, la saucisse et les œufs...Tant pis, je commande, de toute façon vu le temps que nous passerons au British si je peux sauter le déjeuner ce n'est pas plus mal. Nathalie commande un sundae granola, c'est un yaourt aux fruits frais recouvert de müesli (mais croustillant, façon Extra ou Jordan's) et d'une cuiller de miel. Nous avons aussi pris du thé, pour moi c'est du rooibos bio. Les serveuses sont charmantes, mon enthousiasme de goûter pour la première fois à ce petit déjeuner exotique les enchante visiblement. J'échangerai quelques mots avec une qui m'assure que je peux sans inquiétude m'attaquer au musée avec ce carburant là.


Chapitre 2 : la Pierre de Paulette


Nous nous perdons un peu dans notre recherche du musée. Nous entrons par une porte dérobée, les musées nationaux étant gratuits, l'entrée nous a paru étrange car on tombe immédiatement dans les collections. Nous prenons un plan et c'est parti pour les antiquités égyptiennes. Ce département étant le plus prisé des touristes nous voulons le faire en premier. La Pierre de Rosette est là, devant moi, nous nous faisons un plaisir de nous coller devant la vitre pour "lire" gachant au passage les photos de tous ces couillons qui ne sont venus que pour poser à côté sans même la regarder. Y'a pas de petit plaisir dans la vie !! J'ai malheureusement subi un grand revers de fortune au British, la mort de la batterie de mon appareil, je me repose donc sur Nathalie pour immortaliser. Je vais ensuite me rouler dans les antiquités mésopotamiennes avec un bonheur indescriptible, lorsque les photos seront en ligne je vous mettrai quelques indications. Nous ne sommes pas fan du plan du musée, surtout Nathalie qui le trouve mal expliqué, mais nous réussirons quand même à voir la majorité des salles. Nous irons même nous perdre très loin dans une salle de vaisselles, figurines et biscuits. Nous ferons une pause soda vers 13h avant de quitter définitivement le musée vers 15h après un arrêt à la boutique de souvenirs.


Chapitre 3 : fish & chips


Nous cherchons un pub pour un déjeuner tardif. Au fait, pour les gens qui me connaissent, je n'avais toujours pas faim...et croyez moi à 15h c'est assez exceptionnel, je pense que je devrais manger des saucisses tous les matins !! Nous trouvons donc un pub, pas loin du musée, tiens, c'est bizarre, pour un samedi après-midi il y a quand même pas mal de gens...Ho fichtre diantre !!!! C'est le jour de la reprise de foot ! Le premier match a été diffusé à 13h (l'ardoise nous a renseignées) et maintenant c'est l'analyse du match avec ralenti et expertise. Bon, ça n'entame pas notre appétit. Soupe et pommes de terre au fromage pour Nathalie (qui a froid), fish & chips pour moi et bien sur une Guinness pour faire passer. Pas de dessert malgré l'alléchante tarte aux pêches, mais y'a plus de place !

Je vais en profiter pour étaler ma science, d'autant plus que c'est une anecdote de Nathalie, en vous racontant l'histoire du plat que je viens de manger. Nous célébrons en 2010 les 150 ans du fish & chips. Et oui, il y a une date de naissance de ce plat typique des pubs anglais. Pour la naissance de ce plat il fallait différents facteurs. La pomme de terre, arrivée en Europe depuis un certains temps, mais encore peu connue sous sa forme frite. Il fallait une tradition de pêche à la morue pour fournir le poisson, des immigrés juifs pour la pâte à beignet et surtout une classe ouvrière à nourrir d'un plat riche et bon marché. Le fish & chips, formidable marqueur social et chronologique de la révolution industrielle. Merci pour votre attention, interrogation écrite dans deux semaines !


Chapitre 4 : la grande désillusion de Camden


Déjà nous sommes arrivées sous la pluie et nous avons subi un terrible embouteillage à la sortie du métro. Trop de gens, des pieds humides et un quartier à l'intérêt totalement limité pour Nathalie. J'ai essayé 2 robes (très chères et dans lesquelles j'étais moche) et voilà. Retour aux visites !


Chapitre 5 : la tour de Londres n'est pas une tour !


Hé non, en fait c'est un complexe fortifié, et la tour elle-même, avec ses gardes et ses corbeaux, je ne l'ai pas vue ! Déjà parce que c'était fermé à notre arrivée (17h) mais surtout parce que ça coute très cher. Si les musées nationaux sont gratuits, ceux dépendant de la couronne sont hors de prix !! Nous avons donc décidé de faire l'impasse, de toute façon, mieux vaut être calé en histoire anglaise pour apprécier la visite, donc ce sera pour une prochaine fois. Nous avons quand même fait des photos. Nous sommes arrivées par la station de métro Monument où nous avons pu voir une colonne commémorative de l'incendie de Londres. Puis nous sommes descendues pour marcher le long de la Tamise. Et quand je dis le long, je veux dire que si un bateau passe on risque de finir les pieds mouillés ! Nous avons marché jusqu'à la Tour et Tower Bridge où nous voulions prendre un bus pour rejoindre Waterloo. Et on a pas eu de chance...déjà à notre grand effroi tous les autobus ne sont pas à étage et nous avons eu un bus normal. En plus la oyster card de Nathalie ne fonctionnait plus et elle a dû payer 2£ pour montrer. Nous apprendrons plus tard que la carte magnétique, si elle n'est pas convenablement appliquée sur le détecteur à la sortie, cafouille et compte le trajet le plus long par défaut ! Avec l'embouteillage géant à Camden nous avons donc vidé une bonne partie de notre crédit transport. C'était décidément une visite très utile ce quartier -__-


Chapitre 6 : en route pour Big Ben !


Je me laisse guider par Nathalie et son super plan. Pendant ce temps je profite du paysage. Je découvre que le coin de London Bridge est celui des attractions terrifiantes avec en particulier le London's Dungeon. J'en profite pour lancer un appel, lors de ma prochaine visite à Londres je me ferai bien les attractions "horror & gothic" comme le Ghost Bus Tour, avis aux amateurs ! Nous descendons à London's eye, la grande roue qui borde la Tamise pour traverser et voir Big Ben et le parlement. Nous faisons quelques photos de touristes, voyons Westminster abbey de loin et nous dirigeons vers Trafalgar Square. En fait Nathalie cherchait le palais royal mais nous nous sommes un peu égarées. A la place nous avons eu Downing Street et la caserne des House Guards. A cette heure tardive plus de parade, mais deux plantons étaient quand même là, et nous avons pu les prendre en photo en essayant d'être les plus discrètes et polies, ce qui n'est pas le cas de tout le monde...

Arrivées à Trafalgar, sous le regard chafouin de ce manchot de Nelson (qui s'appelait Horatio de son petit nom, ce qui n'est pas de chance !) Nathalie me quitte un instant pour faire inspecter son oyster card au métro. Je reste en surface et assiste consternée à la parade des kékés du samedi soir. Entre les ridicules déguisements des enterrements de vie de célibataires et les limousines dont dépassent par la fenêtre de toit des jeunes filles "très distinguées" j'imagine les prolos bouffis derrière les vitres teintées. J'espère que ce sont des footballeurs ou des rockstars, parce que si ce sont de pauvres types qui ont économisé pour ça...


Chapitre 7 : dans le métro londonien il y a des accoudoirs, j'ai mal


Une fois le mystère de la carte magnétique élucidé et cette dernière rechargée, nous cherchons un endroit où diner qui ne serve pas de frite !! Il faut avouer que nous sommes un peu gavées de fritures depuis 24h. On va donc se diriger vers un restaurant indien, ce n'est pas mauvais, mais celui où je commande à Paris est bien meilleur. Tant pis, sur la somme de ce que nous avons mangé ce sera le repas le plus décevant mais tout à fait comestible. Nous prenons le métro pour rentrer non loin de St Martin in the Fields. Nous nous arrêtons à la superette du quartier afin de soulager ma curiosité maladive envers les denrées exotiques. Je ne suis pas déçue, Kit Kat à la menthe, Dr Pepper, Turkish Delight, je fais le plein de sucreries. Je pensais ressortir boire une bière au pub mais la fatigue a eu raison de moi.

Vendredi 13 août


(avez-vous lu l'introduction ? c'est le post juste en dessous)

Chapitre 1 : The taming of London

Départ sur les chapeaux de roues vendredi 13 août à la gare du Nord où le staff français d’Eurostar me souhaite des « welcome on board » et des « have a nice trip ». Je ne trompe personne, en cette fin d’été j’ai le teint tout britannique, je me console en me disant que je vais faire moins touriste qu’au Japon. C’est en effet mon premier voyage hors des frontières depuis mon retour d’Osaka et mon passeport est tout content de passer la douane. Par contre mes sacs au rayons X c’est toujours aussi périlleux et même avec une simple robe et des sandales je bipe au portique…pourtant j’ai bien appris ma leçon, pas de barrette, pas de ceinture. Mais il faut croire que mon implant dans la nuque n’est pas aussi extra-terrestre qu’il en a l’air. Je réussi quand même à passer et j’ai même le temps de m’offrir un Cosmo pour la route. Le temps est gris mais d’après le SMS de Nathalie déjà arrivée depuis Marseille par avion, il fait beau à Londres. Chouette, chouette ! C’est que je n’ai que des robes et des sandales moi, même pas une veste, je l’ai oubliée sur le porte-manteau…oups ! Me voilà en route, je suis toute excitée, est-ce que les idées que je me fais sur l’Angleterre vont voler en éclats ? Et d’abord, quelles idées ? Ho hé bien, pêle-mêle, les Beatles, Led Zepellin, Queen, Iron Maiden et Venom. Astérix chez les bretons, les chapeaux melons, la Reine, les Punks, Jeanne d’Arc, les pubs, Henri VIII et ses 6 femmes, la cervoise tiède et le bouilli sanglier sauce à la menthe…ZZzzzzZZZZzzzzz je m’endors comme un sac grâce aux boules Quiès et je rate l’entrée dans le tunnel ! Merde alors !

Chapitre 2 : Blue Osyter Card Cult

Nathalie m’attendait à l’arrivée de l’Eurostar dans la gare immédiatement renommée Saint Pancréas de biche aux pruneaux. Elle a déjà vu l’hôtel et m’annonce que je vais « grave kiffer la rue ». Voilà qui me tire de mes dernières vapeurs de sommeil. Je m’en vais acquérir une carte de transport magnétique rechargeable. Et je ne comprends rien à ce que dit la dame du guichet. Mon premier choc avec l’Angleterre est rude, à l’écrit ça roule, à l’oral je peine. Je suis donc en possession d’une oyster card chargée de 15£. L’hôtel est à Earl’s court, le trajet est direct. Je ne suis en effet pas déçue par le quartier. Il y a outre abondance de superettes et fast foods, deux pubs traditionnels, un bureau de poste, un bureau de change et tout le nécessaire aux touristes, c’est une rue d’hôtels avec des immeubles au rez-de-chaussée surélevé. Nathalie avait raison, j’adore ! Nous sommes proches des commodités mais assez loin pour être au calme.
Nous déposons nos valises et payons en avance notre séjour. C’est assez bon marché pour nos bourses et assez cher pour nous garantir propreté, petits déjeuners à volonté, sécurité et services souriants.

Chapitre 3 : Mind the gap !

Il y a deux lignes de métro à Earl’s court, l’une d’elle est la Piccadilly line. Je suppose donc qu’elle conduit à Piccadilly circus et Nathalie accepte de m’accompagner. Je connais ce lieu à travers un chef d’œuvre du 7 ème art : le loup-garou de Londres. Oui, on fait ce qu’on peut ! Je sais donc que dans les années 80 il y avait plein d’enseignes lumineuses et des théâtres. Et cela n’a pas vraiment changé. Même les escalators de la course poursuite dans le métro sont là ! Je suis toute contente et nous commençons à nous promener sans but, ou plutôt si, nous voulons prendre un tea time car il est 16h. Nathalie a déjeuné au pub et moi j’ai grignoté un truc avant de partir. Nous n’avons pas vraiment faim, mais nous sommes gourmandes et curieuses. Malheureusement il semble assez difficile de trouver un salon de thé anglais à Londres. Je vais en profiter pour tirer à boulets rouges sur les chaînes et en particulier Starbuck. Alors, bon, oui c’est gentil mais ça va aller l’expansion du café à la flotte. Au début j’aimais bien cette chaîne, surtout au Japon pour le frappuccino au matcha, mais je commence à en avoir assez d’en trouver un tous les 50 mètres. Et bien sur cela va aussi pour les Caffe Nero et autres. Je ne pose pas le problème de la qualité ou du service, je pose juste la question de la diversité et je ne suis pas loin de devenir une de ces sales aigris de globe-trotteurs qui peuvent se permettre le luxe de se plaindre de boire dans des tasses Ikea aux 4 coins du monde. Voilà, c’est dit, je veux du local et du pittoresque ! C’est donc poussées par la pluie qui commence à tomber fort que nous nous replions chez Valérie, qui non seulement est une chaîne mais en plus se veut « french touch » avec ses faux Toulouse-Lautrec aux murs. Peu importe, ils servent le thé avec des scones, de la crème et de la marmelade !! Et nous serons très bien servies, mon thé à la menthe est délicieux, les scones sont bien gonflés et truffés de raisins secs en abondance et nous avons un large choix de petits pots de confitures. (note personnelle : je n’ai pas coincé la cuiller dedans !). Je ne parlerais même pas du pot de crème tant son souvenir remue en moi un sentiment de bonheur, fraîcheur, douceur et gourmandise ! Rhââââââ !

Chapitre 4 : Liberty of London

Nous voilà donc lestées pour un petit moment. La question du pourboire se pose car le service n’est pas toujours compris en Angleterre, après pourcentage et règle de trois nous quittons les lieux car la pluie a cessé. Une fois dans la rue je suis interpelée par la serveuse, j’ai juste oublié mon appareil sur la table en partant =___= ça commence bien ! Nous notons que visiblement le pourboire était suffisant (hahaha !). Prochain arrêt consacré à Nathalie qui souhaite se rendre dans le grand magasin des tissus Liberty. Ce n’est pas loin, nous allons à pieds. Nous profitons des théâtres et de leurs affiches, nous croiserons même (en photo) le visage jovial de David Suchet, l’un des interprètes d’Hercule Poirot. Attention, Nathalie et moi, des fois, on a 60 ans ! Après une bonne marche, qui m’aura permis de remarquer que Zara, l’Occitane, H&M et McDo sont bien représentés, et d’avoir repéré un Lush à l’odeur 20m avant (mais non je ne suis pas rentrée, puisqu’on en a 3 à Paris maintenant…) nous voici devant l’immeuble Liberty. La façade est richement ornée (de bois récupéré sur des bateaux me dira Nathalie) et l’intérieur est tout aussi chouette. On sent le vieux magasin du XIXème, c’est bien plus petit que le Printemps ou les Galeries Lafayette de Paris. Nous ne visiterons pas tous les étages, mais nous nous pâmons devant les tissus. Un jour je saurai assez bien coudre pour revenir m’offrir 3 mètres et me confectionner une robe, c’est dit ! Je traine aussi du côté de la broderie, mais comme l’Angleterre tient déjà le haut du pavé en la matière il n’y a rien que je ne puisse trouver à Paris. Nous craquons cependant sur un set de savons aux légumes que nous partageons en deux, à Nathalie la carotte, l’artichaut et le concombre, à moi la laitue, la citrouille et la tomate. Il y a un peu de vaisselle, nous ne sommes pas intéressées mais nous y passons quand même et là c’est le drame ! Je trouve une tasse décorée avec la classification périodique des éléments !!! Elle est hors de prix, mais c’est le début du voyage, j’ai de l’argent, c’est la dernière et je SAIS que je vais frimer avec. Comment résister ? Vous allez me dire : pfff, une littéraire qui s’achète une tasse de la classification périodique des éléments, et allez, encore une victime du syndrome du geek kikoo lol ! Peut-être…mais peut-être pas, car quand on est littéraire justement, et qu’on s’ennuie à mourir en cours de sciences, l’imagination bat la campagne et pour ne pas trop de faire remarquer par le prof à regarder dehors, fixer le tableau juste au dessus de lui est un bon compromis. Alors pour moi la classification, c’est surtout le souvenir de longues heures de rêverie éveillée. Alors, la tasse, je l’ai achetée et sans vergogne !! Nathalie, plus raisonnable, se contentera d’une série de boutons en tissu fleuri.

Chapitre 5 : Don’t Panic !

Nous quittons le magasin, Nathalie a fait plein de photos, apparemment ce n’était pas trop autorisé, mais nous nous en sortons bien. La soirée commence et nous irions bien boire un coup, hélas c’est vendredi, les pubs que nous croisons sont tous bondés, surtout en extérieur (fumeurs) nous rendant l’accès difficile. Quand nous trouvons enfin un bar à moitié vide nous comprenons pourquoi, l’ambiance n’y est pas exceptionnelle. Tant pis, nous trouverons mieux ailleurs et nous continuons notre visite des abords de Piccadilly Circus à pieds. Nous croisons une librairie et je m’y engouffre toute excitée d’avance. C’est une affiche avec la photo de Terry Pratchett qui nous accueille. Oserai-je dire que c’était de bon présage ? Je monte au rayon SF & Fantasy pour découvrir que la promo du moment est 3 pour le prix de 2. Mes yeux commencent à rouleur dans leurs orbites, la frénésie s’empare de moi. Je tacle avec brio la première gondole « horror romance » (vous imaginez ce qu’on y trouve, du sous Anne Rice – Twilight, comme quoi on peut toujours aller plus bas hein -__-) pour me jeter sur la littérature de « bon goût ». Mais je suis quand même un peu perdue à fureter comme ça sans but, c’est Nathalie qui me sauvera : « Ho, regarde, elle a une bonne tête cette vache ! » Nathalie, tu viens juste de mettre la main sur le tome 2 du Hitchhiker's Guide to the Galaxy, à savoir « the Restaurant at the End of the Universe ». Je ne peux pas résister, j’embarque les 5 volumes ! Il me faut donc encore un livre pour bénéficier de la promotion, ce sera Good Omens car il m’est presque tombé dessus alors que je furetais dans les rayons. Je prends aussi une belle édition de the Hobbit, par snobisme ^________________^
Mon passage à la caisse se fera dans la douleur, mais pas autant que mon retour en train…tant pis ! Nathalie (qui a vécu chez moi pendant mon séjour au Japon et a donc gouté à ma bibliothèque) note dans son carnet les noms des livres pour les lire en français car visiblement mon enthousiasme est communicatif.

Chapitre 6 : bouilli sanglier sauce à la menthe

La fatigue commence à se faire sentir, et même si Nathalie m’a gentiment soulagée des savons et de la tasse, j’ai un gros sac de livre au bout du bras. Nous nous décidons pour un steak house ! Oui, en Angleterre !! De toute façon, en ce moment je lis « Histoire des Peurs Alimentaires » et du coup, je n’ai plus peur de rien, car j’y lis souvent que tout est dans la tête.
La viande est bonne, les frites épaisses et les petits pois sucrés et croquants. De toute façon, les scones ne sont pas très loin, et nous faisons l’impasse sur le dessert. Nous rentrons à l’hôtel nous coucher avec les poules.