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mardi 5 juillet 2011

la chanson médiévale

Oyez, oyez, gentes dames et damoiseaux,
la complainte du voyageur et de sa bourse d'euro !

En 2009 quand vers l'orient partit la voyageuse,
Son escarcelle était virtuelle et sa confiance pleine.
La guerrière au Lyon était toute joyeuse,
Et sagement elle allait dépenser, quelle aubaine !
Dondaine, dondon,
Billets par billets, à la poste elle allait quérir.
Pour ne point être tentée, et dans la dèche mourir,
Dondaine, la grosse dondon.

A son retour d'Orient elle fit une pause
Le compte en banque était morose,
Elle pensait avoir les poches pleines
Mais le vil pourcentage l'avait mise en peine.
Car si tous les retraits avaient épargné les dépenses
Leur nombre accumulé du banquier avaient rempli la panse.
A bon escient et avec parcimonie,
Ne riment point avec économie,
Et pour les contrées du Nord
Cette fois elle ne se fera pas de tord.

Avant de quitter le foyer,
la guerrière au petit Lyon
Ira retirer ses billets
Dondaine dondon.

Moralité, si au Moyen-Age
pour se rendre en pèlerinage
Le voyageur avait la bourse rebondie.
De nous jours il faut faire ainsi
Oublions monnaie unique et carte bleue
Si on ne veux pas se faire des cheveux !!

Au fait, l'image vient de là http://www.admirabledesign.com/LCL-un-logo-ca et si elle n'est pas libre de droit je l'enlèverai. Suffit de laisser un message.

mardi 17 août 2010

Samedi 14 août


Chapitre 1 : the genuine english breakfast


Notre hôtel, le Lord Kensington, propose le petit déjeuner à volonté. J'adore le petit déjeuner à l'hôtel, il y a toujours abondance et pas de vaisselle à faire :D On trouve du jambon, du fromage, des œufs durs, des yaourts (petits filous), du pain, des toasts préparés à la demande par le personnel en cuisine, des viennoiseries (selon le standard anglais), des céréales natures, du jus de fruits et du lait (que le personnel fera réchauffer si vous le souhaitez), du thé et du café. Je pense qu'on peut demander du chocolat même si je n'en ai pas vu. Dans notre chambre il y a une bouilloire, du thé, du café soluble, du sucre et des dosettes de crème. Par contre le lavabo n'est pas assez grand pour remplir la bouilloire, j'ai dû le faire dans la douche, mais au moins on a ri !

Nous sommes prêtes...et en avance ! Ce matin nous voulons visiter le British Museum qui ouvre à 10h et qui ne se trouve pas loin. Je consulte le Lonely Planet qui conseille le restaurant Giraffe, les produits y sont sains, bio, équitable et tout le tremblement. C'est ouvert à partir de 8h, nous voulons juste prendre un café en attendant l'ouverture du musée : ça fera l'affaire ! Hé bien voilà un endroit où je ne regrette pas d'être allée ! En arrivant je vois qu'on peut se faire servir le fameux english breakfast !! Avec le bacon, les haricots, la saucisse et les œufs...Tant pis, je commande, de toute façon vu le temps que nous passerons au British si je peux sauter le déjeuner ce n'est pas plus mal. Nathalie commande un sundae granola, c'est un yaourt aux fruits frais recouvert de müesli (mais croustillant, façon Extra ou Jordan's) et d'une cuiller de miel. Nous avons aussi pris du thé, pour moi c'est du rooibos bio. Les serveuses sont charmantes, mon enthousiasme de goûter pour la première fois à ce petit déjeuner exotique les enchante visiblement. J'échangerai quelques mots avec une qui m'assure que je peux sans inquiétude m'attaquer au musée avec ce carburant là.


Chapitre 2 : la Pierre de Paulette


Nous nous perdons un peu dans notre recherche du musée. Nous entrons par une porte dérobée, les musées nationaux étant gratuits, l'entrée nous a paru étrange car on tombe immédiatement dans les collections. Nous prenons un plan et c'est parti pour les antiquités égyptiennes. Ce département étant le plus prisé des touristes nous voulons le faire en premier. La Pierre de Rosette est là, devant moi, nous nous faisons un plaisir de nous coller devant la vitre pour "lire" gachant au passage les photos de tous ces couillons qui ne sont venus que pour poser à côté sans même la regarder. Y'a pas de petit plaisir dans la vie !! J'ai malheureusement subi un grand revers de fortune au British, la mort de la batterie de mon appareil, je me repose donc sur Nathalie pour immortaliser. Je vais ensuite me rouler dans les antiquités mésopotamiennes avec un bonheur indescriptible, lorsque les photos seront en ligne je vous mettrai quelques indications. Nous ne sommes pas fan du plan du musée, surtout Nathalie qui le trouve mal expliqué, mais nous réussirons quand même à voir la majorité des salles. Nous irons même nous perdre très loin dans une salle de vaisselles, figurines et biscuits. Nous ferons une pause soda vers 13h avant de quitter définitivement le musée vers 15h après un arrêt à la boutique de souvenirs.


Chapitre 3 : fish & chips


Nous cherchons un pub pour un déjeuner tardif. Au fait, pour les gens qui me connaissent, je n'avais toujours pas faim...et croyez moi à 15h c'est assez exceptionnel, je pense que je devrais manger des saucisses tous les matins !! Nous trouvons donc un pub, pas loin du musée, tiens, c'est bizarre, pour un samedi après-midi il y a quand même pas mal de gens...Ho fichtre diantre !!!! C'est le jour de la reprise de foot ! Le premier match a été diffusé à 13h (l'ardoise nous a renseignées) et maintenant c'est l'analyse du match avec ralenti et expertise. Bon, ça n'entame pas notre appétit. Soupe et pommes de terre au fromage pour Nathalie (qui a froid), fish & chips pour moi et bien sur une Guinness pour faire passer. Pas de dessert malgré l'alléchante tarte aux pêches, mais y'a plus de place !

Je vais en profiter pour étaler ma science, d'autant plus que c'est une anecdote de Nathalie, en vous racontant l'histoire du plat que je viens de manger. Nous célébrons en 2010 les 150 ans du fish & chips. Et oui, il y a une date de naissance de ce plat typique des pubs anglais. Pour la naissance de ce plat il fallait différents facteurs. La pomme de terre, arrivée en Europe depuis un certains temps, mais encore peu connue sous sa forme frite. Il fallait une tradition de pêche à la morue pour fournir le poisson, des immigrés juifs pour la pâte à beignet et surtout une classe ouvrière à nourrir d'un plat riche et bon marché. Le fish & chips, formidable marqueur social et chronologique de la révolution industrielle. Merci pour votre attention, interrogation écrite dans deux semaines !


Chapitre 4 : la grande désillusion de Camden


Déjà nous sommes arrivées sous la pluie et nous avons subi un terrible embouteillage à la sortie du métro. Trop de gens, des pieds humides et un quartier à l'intérêt totalement limité pour Nathalie. J'ai essayé 2 robes (très chères et dans lesquelles j'étais moche) et voilà. Retour aux visites !


Chapitre 5 : la tour de Londres n'est pas une tour !


Hé non, en fait c'est un complexe fortifié, et la tour elle-même, avec ses gardes et ses corbeaux, je ne l'ai pas vue ! Déjà parce que c'était fermé à notre arrivée (17h) mais surtout parce que ça coute très cher. Si les musées nationaux sont gratuits, ceux dépendant de la couronne sont hors de prix !! Nous avons donc décidé de faire l'impasse, de toute façon, mieux vaut être calé en histoire anglaise pour apprécier la visite, donc ce sera pour une prochaine fois. Nous avons quand même fait des photos. Nous sommes arrivées par la station de métro Monument où nous avons pu voir une colonne commémorative de l'incendie de Londres. Puis nous sommes descendues pour marcher le long de la Tamise. Et quand je dis le long, je veux dire que si un bateau passe on risque de finir les pieds mouillés ! Nous avons marché jusqu'à la Tour et Tower Bridge où nous voulions prendre un bus pour rejoindre Waterloo. Et on a pas eu de chance...déjà à notre grand effroi tous les autobus ne sont pas à étage et nous avons eu un bus normal. En plus la oyster card de Nathalie ne fonctionnait plus et elle a dû payer 2£ pour montrer. Nous apprendrons plus tard que la carte magnétique, si elle n'est pas convenablement appliquée sur le détecteur à la sortie, cafouille et compte le trajet le plus long par défaut ! Avec l'embouteillage géant à Camden nous avons donc vidé une bonne partie de notre crédit transport. C'était décidément une visite très utile ce quartier -__-


Chapitre 6 : en route pour Big Ben !


Je me laisse guider par Nathalie et son super plan. Pendant ce temps je profite du paysage. Je découvre que le coin de London Bridge est celui des attractions terrifiantes avec en particulier le London's Dungeon. J'en profite pour lancer un appel, lors de ma prochaine visite à Londres je me ferai bien les attractions "horror & gothic" comme le Ghost Bus Tour, avis aux amateurs ! Nous descendons à London's eye, la grande roue qui borde la Tamise pour traverser et voir Big Ben et le parlement. Nous faisons quelques photos de touristes, voyons Westminster abbey de loin et nous dirigeons vers Trafalgar Square. En fait Nathalie cherchait le palais royal mais nous nous sommes un peu égarées. A la place nous avons eu Downing Street et la caserne des House Guards. A cette heure tardive plus de parade, mais deux plantons étaient quand même là, et nous avons pu les prendre en photo en essayant d'être les plus discrètes et polies, ce qui n'est pas le cas de tout le monde...

Arrivées à Trafalgar, sous le regard chafouin de ce manchot de Nelson (qui s'appelait Horatio de son petit nom, ce qui n'est pas de chance !) Nathalie me quitte un instant pour faire inspecter son oyster card au métro. Je reste en surface et assiste consternée à la parade des kékés du samedi soir. Entre les ridicules déguisements des enterrements de vie de célibataires et les limousines dont dépassent par la fenêtre de toit des jeunes filles "très distinguées" j'imagine les prolos bouffis derrière les vitres teintées. J'espère que ce sont des footballeurs ou des rockstars, parce que si ce sont de pauvres types qui ont économisé pour ça...


Chapitre 7 : dans le métro londonien il y a des accoudoirs, j'ai mal


Une fois le mystère de la carte magnétique élucidé et cette dernière rechargée, nous cherchons un endroit où diner qui ne serve pas de frite !! Il faut avouer que nous sommes un peu gavées de fritures depuis 24h. On va donc se diriger vers un restaurant indien, ce n'est pas mauvais, mais celui où je commande à Paris est bien meilleur. Tant pis, sur la somme de ce que nous avons mangé ce sera le repas le plus décevant mais tout à fait comestible. Nous prenons le métro pour rentrer non loin de St Martin in the Fields. Nous nous arrêtons à la superette du quartier afin de soulager ma curiosité maladive envers les denrées exotiques. Je ne suis pas déçue, Kit Kat à la menthe, Dr Pepper, Turkish Delight, je fais le plein de sucreries. Je pensais ressortir boire une bière au pub mais la fatigue a eu raison de moi.

jeudi 4 juin 2009

bowling & araignée de mer

Hier soir dernière sortie avec Kensaku, Jun & Crevette. A 2h du matin (les japonais ont des horaires de travail indécents !) nous étions au bowling, où j'ai brillé par ma nullité. C'est pas grave, on a essentiellement fait les cons, lancer la boule dos à la piste, tenter de faire des effets, prendre des paris stupides. On est encore sortis de là à 5h du matin avec le lever du soleil et en buvant de la bière.

Ce soir je suis enfin allée manger dans le restaurant de crabe d'Ebisubashi, depuis 3 ans que je connais Osaka ce restaurant me faisait de l'oeil. Il y a un crabe géant sur la devanture qui bouge les papattes. Comme c'est assez cher et que Crevette déteste le crabe je n'ai trouvé personne pour m'accompagner depuis que je suis là, j'ai donc pris mon courage à 2 mains pour y aller seule. De l'extérieur ça a l'air très tradi avec ses serveuses en kimono. Mais en fait tout le monde y va, pas besoin de s'habiller chic. J'ai donc mangé et bu pour 5000 yens, ce qui est 10 fois le prix d'un repas moyen à Osaka, mais je ne regrette pas ! En entrée une araignée de mer entière, puis une espèce de flan salé au crabe, un gratin au crabe, du riz au crabe et du crabe fris pour terminer. Avec de la bière, du thé vert, de la soupe miso et les éternels petits légumes salés et épicés...J'ai décliné le dessert, il n'y avait plus de place même pour une petite glace.
Alors que je rentrais tranquillou à la gare en me disant "holalalala j'ai trop mangé" l'improbable s'est produit : un japonais est venu me faire un plan drague ! Au bout de deux mois et à 36h du départ c'est quand même rageant !! Et pour une fois ce n'était pas un salary man de 50 ans bourré. Il faudra quand même qu'on m'explique, d'habitude je sors avec une jolie robe, bien coiffée et maquillée. Aujourd'hui je portais mon super sexy bermuda de touriste avec un tshirt Gremlins, mes cheveux sont en vrac à cause de l'humidité et je ne suis même pas maquillée !
Retranscription de la conversation :
Fond sonore par Children of Bodom dans mon ipod...
Japonais : blablablabla très mignone blablablabla
Moi : pardon ?
J : tu parles japonais ?
M : Heu, un peu...
J : Tu veux aller prendre un verre ?
M : (Ho non, j'ai trop mangé, y'a plus rien qui passe...Au Japon, on ne prends jamais UN verre, il y a toujours un peu de nourriture avec, surtout si un mec invite une fille, il va forcément acheter plein de choses, c'est comme ça, le sens de l'hospitalité made in Osaka ajouté à la tradition qu'au Japon ce sont les hommes qui payent pour les femmes, le tout saupoudré de "je te drague, je dois t'impressionner par ma générosité et ma grosses fiche de paie" et donc si on ne mange pas c'est très mal élevé) Heu, je suis désolée, mais j'ai un rendez-vous avec des amis ce soir. (demi mensonge, j'avais une heure devant moi largement)
J : Je peux te demander ton numéro de téléphone, pour une autre fois ?
M : Je repars samedi et je n'ai pas de téléphone, je suis désolée...
J : Ha, c'est dommage, bonne soirée alors.

Et il est parti ! Et en plus il était pas lourdingue !!!! Mais pourquoi ho pourquoi ?????

Bon, je vous laisse, je vais aller m'en jeter un chez Yuusuke où Yume et les autres m'attendent. Ce soir c'est un peu ma sayonara party, je dis un peu parce que je ne sais pas du tout ce que demain me réserve.