mercredi 18 août 2010

Lundi 16 août


Chapitre 1 : il faut se séparer


Nathalie rentre en avion à Marseille à 19h et moi en train à Paris à 15h. Nous allons donc choisir des destinations différentes pour ces dernières heures à Londres. L'hôtel garde nos sacs et le quai de Westminster voit notre séparation (sniff). Je sors du métro pour visiter l'abbaye malgré sont tarif prohibitif (15£ !!!!). Pour ce prix là j'ai un plan et un audio-guide mais tout de même, foutre-cul !!! Le prix ne décourage pas les touristes et c'est assez compact au début, heureusement ces moutons bêlants se lassent vite de tout et je suis vite à mon aise. Pas de photos car elles sont interdites. Si vous êtes un amateur de sculptures funéraires c'est à visiter, et le plafond de la chapelle Notre-Dame n'a pas volé sa réputation. On y voit aussi les armes des chevaliers de l'ordre du Bain et de part et d'autre les tombeaux de Mary d'Ecosse et d'Elizabeth I, par contre le tombeau d'Henry VII et sa femme étaient inaccessible (soupir). Je me suis quand même offert la généalogie des rois d'Angleterre, pour faire le pendant de ma généalogie des rois de France et travailler un peu l'Histoire de l'Angleterre, car ce n'est pas du luxe ! Sérieusement, mes connaissances en la matière sont proches de zéro. Si un de mes profs d'anglais tombe ici un jour je voudrais en profiter pour ne pas les remercier, on a passé combien d'heures à décortiquer des pubs Nike au juste ? Déjà quand j'avais 15 ans je trouvais les cours nuls, et je confirme aujourd'hui. Ha mais oui c'est vrai, ça n'intéressait que moi ! Pour ce que ça passionnait les autres...autant faire de l'Histoire et de la littérature, ils n'auraient pas été moins réceptifs.


Chapitre 2 : je casserais bien une petite graine...


Avec tout ça il est 13h. Mon train est dans 2h et étant une flippée je décide de rentrer à l'hôtel prendre mes sacs et partir pour la gare en avance où je pourrai 1/ trouver à manger 2/ faire une photo du quai 9 3/4 (bouh !!!). Mais en arrivant à Earl's Court je me dis qu'un petit saut de l'autre côté du quartier ne me mettra pas trop en retard, et je tombe sur un Burger King ! Ha, je vais aller y déjeuner, on m'en a trop parlé, il faut que je me fasse une opinion. Bon, ça reste du fast food les enfants, oui le pain est meilleur, la viande plus épaisse, mais pas de quoi grimper au rideau :Þ
Je rentre à l'hôtel, je déplace quelques objets dans mes sacs, et en route pour Saint Pancréas de biche aux pruneaux...


Chapitre 3 : make it stops, make it stops !!!!


...mais mon oyster card ne fonctionne plus..il ne me reste qu'un trajet à faire et elle ne contient que 70 pences. Soit j'achète un ticket au guichet soit je recharge pour 5£, je ne sais pas combien coûte le ticket et de toute façon j'ai du liquide. C'est un peu laborieux mais je m'en sors, du coup j'ai dépensé ça et là mes minutes d'avance, quand j'arrive à la gare il me reste 20 min avant le départ du train, tant pis pour le quai 9 3/4...quand j'arrive à l'embarquement Eurostar c'est la pagaille habituelle. Familles, boulets, gens plus malins que les autres, douane qui pédale dans la semoule...il va me falloir pas moins de 15 min pour passer du guichet de compostage à ma place. Non, mais, QUINZE minutes !!! Quand j'arrive les gens sont déjà installés et au regard noir de mon voisin je comprends qu'ils comptait faire le trajet seul et que mon arrivée ne lui convient pas. Sympa, ça fait plaisir de se faire fusiller de la sorte. Il ne va pas me décoincer un mot du voyage, mais je préfère encore ça au bavard qui raconte sa vie. Par contre si moi je le gêne, les poules de 15 ans qui gloussent derrière, il n'ira pas leur dire de se calmer. Encore un grand courageux.
Je passe sur mon retour à Paris, sur les 12 étages à pieds, et oui jeudi soir un papier sur l'ascenseur : maintenant annuelle. Et on est prévenu 72h avant...du coup pas de valise à roulettes, impossible à hisser sur 12 étages, mais un sac à dos de randonneur et un sac de sport en bandoulière et surtout pas trop de souvenirs en plus des 7 bouquins. Mais bon, faut comprendre, ce sont les propios qui décident et les rares proprio qui vivent ici, en août ils sont en vacances, pour un mois, eux !

Comme vous voyez, ces 3 jours m'ont été très profitables, je suis rentrée en pleine forme, calme et détendue ^____^ En tout cas sur place c'était le cas, je me suis vraiment amusée, encore merci à Nathalie et j'espère retourner à Londres bientôt.
Merci à vous d'avoir lu, j'espère vous avoir appris quelque chose ou vous avoir donné envie de visiter Londres, si vous avez des questions posez les en commentaires ou sur l'album photo qui vient d'être mis en ligne (le lien est à droite). Au revoir !!

mardi 17 août 2010

Dimanche 15 août


Chapitre un : pillar box


La veille au soir j'ai quand même pris le temps d'envoyer des cartes postales, non, ne regardez pas dans vos boites aux lettres, vu le peu de temps passé à Londres je n'ai écrit qu'à ma mémé et à une personne qui avait fait une requête spéciale. En plus j'avais pas pris vos adresses. *tire la langue* J'ai quand même fait une photo de la pittoresque boite devant la Poste, mais j'ai vu la poubelle après, tant pis !

Ce matin nous partons la fleur au fusil pour le Victoria & Albert Museum...ou l'Albert & Victoria ? Je ne me souviens jamais...en tout cas nous sommes une fois de plus en avance, même en prenant le petit déjeuner plus tard. Des gens font déjà la queue devant le museum d'histoire naturelle ce qui nous étonne beaucoup. Nous tombons sur un autre représentant de chaîne, "le pain quotidien", jamais entendu parler mais Nathalie m'assure que c'est fréquentable, en route donc pour un café !


Chapitre 2 : something sharp ?


Attention public, tu vas dans quelques lignes lire la meilleure partie de ce carnet de voyage, la blagounette qui a mérité de figurer online (car il y en a eu d'autres !), celle qui a fait rire un gardien de musée, c'est du lourd ! Alors que nous entrons, les surveillants nous demandent d'ouvrir nos sacs pour l'inspection (on n'a pas eu ça au British), je crains pour ma bouteille de Dr Pepper, mais curieusement elle passera l'inspection sans problème. Le vigile demande à Nathalie "do you have something sharp ?" (avez-vous quelque chose d'affûté ?), je n'ai pas pu résister et j'ai répondu "just our minds" (seulement nos esprits). Voilà, maintenant public tu rajoutes un petit roulement de tambour et tu vas voir comme c'est beau ! Je dois avouer que j'étais fière de moi, d'habitude ce genre de chose j'y pense 15 minutes après.

Entrons dans le vif du sujet, ce musée construit sous le règne de Victoria, était destiné aux œuvres de l'expo universelle, par la suite il s'est étoffé en particulier de moulages célèbres. Vous trouverez des commentaires dans les photos.

Nous passerons finalement la journée dans le musée avec une pause déjeuner au Pain Quotidien, puisque c'était à côté et pas trop cher. Le récit de cette journée s'en trouve considérablement réduit.


Chapitre 3 : 1km à pieds, ça use, ça use...


Nous repartons à pieds via Hyde Park, une bonne promenade pour décoincer nos articulations mises à rude épreuve par le piétinement. A Hyde Park corner je prends le métro pour rentrer à l'hôtel, mais Nathalie a envie de marcher, on se donne donc rendez-vous plus tard pour aller manger dans le pub du quartier. De mon côté je visite un peu plus la rue de l'hôtel. Je suis en quête d'un kiosque car je cherche un magasine Metal anglais, après tout j'ai bien ramené un Burnn du Japon, je peux me payer un mag qu'au moins je suis capable de lire. Je me souviens que dans mon adolescence le mag anglais de référence était Kerrang. Et j'ai fini par trouver un exemplaire à la superette. Et, heu...alors je crois que les temps ont changé, tout fout le camp et c'était mieux avant. Sur la couverture il n'y avait que des noms de groupes inconnus que je soupçonne d'être écoutés par des ados à mèches, le mag doit faire 50 pages et coute 6.75£...J'ai préféré racheter des Kit Kat à la menthe du coup !


Chapitre 4 : time is money !


Nathalie rentrée, nous irons donc diner au pub. Nous n'avons pas très faim alors nous commandons une assiette de saucisses à partager. Et à boire !! Le pub est très chaleureux et calme et en ce dimanche soir, et il annonce sur l'ardoise des bières primées, je vais donc commander ces breuvages et je me pose la question de la différence entre la bière et ce qu'on appelle "ale". Maintenant que je suis confortablement installée avec un accès à internet je vais pouvoir me renseigner sur le sujet.

D'après Wikipédia : La bière est une boisson alcoolisée obtenue par fermentation, fabriquée à partir d’eau, de malt (céréale germée, très généralement de l'orge, parfois du froment ou du seigle) et de houblon.

Et ale : Le terme ale, d'origine scandinave (öl), via l'anglais, désigne de manière générique les bières de fermentation haute, une des trois grandes familles de bière avec les lambics (fermentation spontanée) et les lagers (fermentation basse).

En clair donc toute bière n'est pas ale et toute ale est bière. avec une petite précision, ale se rapproche de l'antique cervoise. Ha, nous y voilà !! La cervoise tiède ! Et bien non, celles que j'ai bues étaient fraiches et gouteuses, très amères et je me souviens surtout de celle qui s'appelait Hobgoblin brassée chez Wychwood (ok, la mascotte y est pour beaucoup).

Ils livrent en Europe et mon anniversaire est en décembre, si vous manquez d'idée...

Nous rentrons passer notre dernière nuit à l'hôtel (sniff)

Samedi 14 août


Chapitre 1 : the genuine english breakfast


Notre hôtel, le Lord Kensington, propose le petit déjeuner à volonté. J'adore le petit déjeuner à l'hôtel, il y a toujours abondance et pas de vaisselle à faire :D On trouve du jambon, du fromage, des œufs durs, des yaourts (petits filous), du pain, des toasts préparés à la demande par le personnel en cuisine, des viennoiseries (selon le standard anglais), des céréales natures, du jus de fruits et du lait (que le personnel fera réchauffer si vous le souhaitez), du thé et du café. Je pense qu'on peut demander du chocolat même si je n'en ai pas vu. Dans notre chambre il y a une bouilloire, du thé, du café soluble, du sucre et des dosettes de crème. Par contre le lavabo n'est pas assez grand pour remplir la bouilloire, j'ai dû le faire dans la douche, mais au moins on a ri !

Nous sommes prêtes...et en avance ! Ce matin nous voulons visiter le British Museum qui ouvre à 10h et qui ne se trouve pas loin. Je consulte le Lonely Planet qui conseille le restaurant Giraffe, les produits y sont sains, bio, équitable et tout le tremblement. C'est ouvert à partir de 8h, nous voulons juste prendre un café en attendant l'ouverture du musée : ça fera l'affaire ! Hé bien voilà un endroit où je ne regrette pas d'être allée ! En arrivant je vois qu'on peut se faire servir le fameux english breakfast !! Avec le bacon, les haricots, la saucisse et les œufs...Tant pis, je commande, de toute façon vu le temps que nous passerons au British si je peux sauter le déjeuner ce n'est pas plus mal. Nathalie commande un sundae granola, c'est un yaourt aux fruits frais recouvert de müesli (mais croustillant, façon Extra ou Jordan's) et d'une cuiller de miel. Nous avons aussi pris du thé, pour moi c'est du rooibos bio. Les serveuses sont charmantes, mon enthousiasme de goûter pour la première fois à ce petit déjeuner exotique les enchante visiblement. J'échangerai quelques mots avec une qui m'assure que je peux sans inquiétude m'attaquer au musée avec ce carburant là.


Chapitre 2 : la Pierre de Paulette


Nous nous perdons un peu dans notre recherche du musée. Nous entrons par une porte dérobée, les musées nationaux étant gratuits, l'entrée nous a paru étrange car on tombe immédiatement dans les collections. Nous prenons un plan et c'est parti pour les antiquités égyptiennes. Ce département étant le plus prisé des touristes nous voulons le faire en premier. La Pierre de Rosette est là, devant moi, nous nous faisons un plaisir de nous coller devant la vitre pour "lire" gachant au passage les photos de tous ces couillons qui ne sont venus que pour poser à côté sans même la regarder. Y'a pas de petit plaisir dans la vie !! J'ai malheureusement subi un grand revers de fortune au British, la mort de la batterie de mon appareil, je me repose donc sur Nathalie pour immortaliser. Je vais ensuite me rouler dans les antiquités mésopotamiennes avec un bonheur indescriptible, lorsque les photos seront en ligne je vous mettrai quelques indications. Nous ne sommes pas fan du plan du musée, surtout Nathalie qui le trouve mal expliqué, mais nous réussirons quand même à voir la majorité des salles. Nous irons même nous perdre très loin dans une salle de vaisselles, figurines et biscuits. Nous ferons une pause soda vers 13h avant de quitter définitivement le musée vers 15h après un arrêt à la boutique de souvenirs.


Chapitre 3 : fish & chips


Nous cherchons un pub pour un déjeuner tardif. Au fait, pour les gens qui me connaissent, je n'avais toujours pas faim...et croyez moi à 15h c'est assez exceptionnel, je pense que je devrais manger des saucisses tous les matins !! Nous trouvons donc un pub, pas loin du musée, tiens, c'est bizarre, pour un samedi après-midi il y a quand même pas mal de gens...Ho fichtre diantre !!!! C'est le jour de la reprise de foot ! Le premier match a été diffusé à 13h (l'ardoise nous a renseignées) et maintenant c'est l'analyse du match avec ralenti et expertise. Bon, ça n'entame pas notre appétit. Soupe et pommes de terre au fromage pour Nathalie (qui a froid), fish & chips pour moi et bien sur une Guinness pour faire passer. Pas de dessert malgré l'alléchante tarte aux pêches, mais y'a plus de place !

Je vais en profiter pour étaler ma science, d'autant plus que c'est une anecdote de Nathalie, en vous racontant l'histoire du plat que je viens de manger. Nous célébrons en 2010 les 150 ans du fish & chips. Et oui, il y a une date de naissance de ce plat typique des pubs anglais. Pour la naissance de ce plat il fallait différents facteurs. La pomme de terre, arrivée en Europe depuis un certains temps, mais encore peu connue sous sa forme frite. Il fallait une tradition de pêche à la morue pour fournir le poisson, des immigrés juifs pour la pâte à beignet et surtout une classe ouvrière à nourrir d'un plat riche et bon marché. Le fish & chips, formidable marqueur social et chronologique de la révolution industrielle. Merci pour votre attention, interrogation écrite dans deux semaines !


Chapitre 4 : la grande désillusion de Camden


Déjà nous sommes arrivées sous la pluie et nous avons subi un terrible embouteillage à la sortie du métro. Trop de gens, des pieds humides et un quartier à l'intérêt totalement limité pour Nathalie. J'ai essayé 2 robes (très chères et dans lesquelles j'étais moche) et voilà. Retour aux visites !


Chapitre 5 : la tour de Londres n'est pas une tour !


Hé non, en fait c'est un complexe fortifié, et la tour elle-même, avec ses gardes et ses corbeaux, je ne l'ai pas vue ! Déjà parce que c'était fermé à notre arrivée (17h) mais surtout parce que ça coute très cher. Si les musées nationaux sont gratuits, ceux dépendant de la couronne sont hors de prix !! Nous avons donc décidé de faire l'impasse, de toute façon, mieux vaut être calé en histoire anglaise pour apprécier la visite, donc ce sera pour une prochaine fois. Nous avons quand même fait des photos. Nous sommes arrivées par la station de métro Monument où nous avons pu voir une colonne commémorative de l'incendie de Londres. Puis nous sommes descendues pour marcher le long de la Tamise. Et quand je dis le long, je veux dire que si un bateau passe on risque de finir les pieds mouillés ! Nous avons marché jusqu'à la Tour et Tower Bridge où nous voulions prendre un bus pour rejoindre Waterloo. Et on a pas eu de chance...déjà à notre grand effroi tous les autobus ne sont pas à étage et nous avons eu un bus normal. En plus la oyster card de Nathalie ne fonctionnait plus et elle a dû payer 2£ pour montrer. Nous apprendrons plus tard que la carte magnétique, si elle n'est pas convenablement appliquée sur le détecteur à la sortie, cafouille et compte le trajet le plus long par défaut ! Avec l'embouteillage géant à Camden nous avons donc vidé une bonne partie de notre crédit transport. C'était décidément une visite très utile ce quartier -__-


Chapitre 6 : en route pour Big Ben !


Je me laisse guider par Nathalie et son super plan. Pendant ce temps je profite du paysage. Je découvre que le coin de London Bridge est celui des attractions terrifiantes avec en particulier le London's Dungeon. J'en profite pour lancer un appel, lors de ma prochaine visite à Londres je me ferai bien les attractions "horror & gothic" comme le Ghost Bus Tour, avis aux amateurs ! Nous descendons à London's eye, la grande roue qui borde la Tamise pour traverser et voir Big Ben et le parlement. Nous faisons quelques photos de touristes, voyons Westminster abbey de loin et nous dirigeons vers Trafalgar Square. En fait Nathalie cherchait le palais royal mais nous nous sommes un peu égarées. A la place nous avons eu Downing Street et la caserne des House Guards. A cette heure tardive plus de parade, mais deux plantons étaient quand même là, et nous avons pu les prendre en photo en essayant d'être les plus discrètes et polies, ce qui n'est pas le cas de tout le monde...

Arrivées à Trafalgar, sous le regard chafouin de ce manchot de Nelson (qui s'appelait Horatio de son petit nom, ce qui n'est pas de chance !) Nathalie me quitte un instant pour faire inspecter son oyster card au métro. Je reste en surface et assiste consternée à la parade des kékés du samedi soir. Entre les ridicules déguisements des enterrements de vie de célibataires et les limousines dont dépassent par la fenêtre de toit des jeunes filles "très distinguées" j'imagine les prolos bouffis derrière les vitres teintées. J'espère que ce sont des footballeurs ou des rockstars, parce que si ce sont de pauvres types qui ont économisé pour ça...


Chapitre 7 : dans le métro londonien il y a des accoudoirs, j'ai mal


Une fois le mystère de la carte magnétique élucidé et cette dernière rechargée, nous cherchons un endroit où diner qui ne serve pas de frite !! Il faut avouer que nous sommes un peu gavées de fritures depuis 24h. On va donc se diriger vers un restaurant indien, ce n'est pas mauvais, mais celui où je commande à Paris est bien meilleur. Tant pis, sur la somme de ce que nous avons mangé ce sera le repas le plus décevant mais tout à fait comestible. Nous prenons le métro pour rentrer non loin de St Martin in the Fields. Nous nous arrêtons à la superette du quartier afin de soulager ma curiosité maladive envers les denrées exotiques. Je ne suis pas déçue, Kit Kat à la menthe, Dr Pepper, Turkish Delight, je fais le plein de sucreries. Je pensais ressortir boire une bière au pub mais la fatigue a eu raison de moi.

Vendredi 13 août


(avez-vous lu l'introduction ? c'est le post juste en dessous)

Chapitre 1 : The taming of London

Départ sur les chapeaux de roues vendredi 13 août à la gare du Nord où le staff français d’Eurostar me souhaite des « welcome on board » et des « have a nice trip ». Je ne trompe personne, en cette fin d’été j’ai le teint tout britannique, je me console en me disant que je vais faire moins touriste qu’au Japon. C’est en effet mon premier voyage hors des frontières depuis mon retour d’Osaka et mon passeport est tout content de passer la douane. Par contre mes sacs au rayons X c’est toujours aussi périlleux et même avec une simple robe et des sandales je bipe au portique…pourtant j’ai bien appris ma leçon, pas de barrette, pas de ceinture. Mais il faut croire que mon implant dans la nuque n’est pas aussi extra-terrestre qu’il en a l’air. Je réussi quand même à passer et j’ai même le temps de m’offrir un Cosmo pour la route. Le temps est gris mais d’après le SMS de Nathalie déjà arrivée depuis Marseille par avion, il fait beau à Londres. Chouette, chouette ! C’est que je n’ai que des robes et des sandales moi, même pas une veste, je l’ai oubliée sur le porte-manteau…oups ! Me voilà en route, je suis toute excitée, est-ce que les idées que je me fais sur l’Angleterre vont voler en éclats ? Et d’abord, quelles idées ? Ho hé bien, pêle-mêle, les Beatles, Led Zepellin, Queen, Iron Maiden et Venom. Astérix chez les bretons, les chapeaux melons, la Reine, les Punks, Jeanne d’Arc, les pubs, Henri VIII et ses 6 femmes, la cervoise tiède et le bouilli sanglier sauce à la menthe…ZZzzzzZZZZzzzzz je m’endors comme un sac grâce aux boules Quiès et je rate l’entrée dans le tunnel ! Merde alors !

Chapitre 2 : Blue Osyter Card Cult

Nathalie m’attendait à l’arrivée de l’Eurostar dans la gare immédiatement renommée Saint Pancréas de biche aux pruneaux. Elle a déjà vu l’hôtel et m’annonce que je vais « grave kiffer la rue ». Voilà qui me tire de mes dernières vapeurs de sommeil. Je m’en vais acquérir une carte de transport magnétique rechargeable. Et je ne comprends rien à ce que dit la dame du guichet. Mon premier choc avec l’Angleterre est rude, à l’écrit ça roule, à l’oral je peine. Je suis donc en possession d’une oyster card chargée de 15£. L’hôtel est à Earl’s court, le trajet est direct. Je ne suis en effet pas déçue par le quartier. Il y a outre abondance de superettes et fast foods, deux pubs traditionnels, un bureau de poste, un bureau de change et tout le nécessaire aux touristes, c’est une rue d’hôtels avec des immeubles au rez-de-chaussée surélevé. Nathalie avait raison, j’adore ! Nous sommes proches des commodités mais assez loin pour être au calme.
Nous déposons nos valises et payons en avance notre séjour. C’est assez bon marché pour nos bourses et assez cher pour nous garantir propreté, petits déjeuners à volonté, sécurité et services souriants.

Chapitre 3 : Mind the gap !

Il y a deux lignes de métro à Earl’s court, l’une d’elle est la Piccadilly line. Je suppose donc qu’elle conduit à Piccadilly circus et Nathalie accepte de m’accompagner. Je connais ce lieu à travers un chef d’œuvre du 7 ème art : le loup-garou de Londres. Oui, on fait ce qu’on peut ! Je sais donc que dans les années 80 il y avait plein d’enseignes lumineuses et des théâtres. Et cela n’a pas vraiment changé. Même les escalators de la course poursuite dans le métro sont là ! Je suis toute contente et nous commençons à nous promener sans but, ou plutôt si, nous voulons prendre un tea time car il est 16h. Nathalie a déjeuné au pub et moi j’ai grignoté un truc avant de partir. Nous n’avons pas vraiment faim, mais nous sommes gourmandes et curieuses. Malheureusement il semble assez difficile de trouver un salon de thé anglais à Londres. Je vais en profiter pour tirer à boulets rouges sur les chaînes et en particulier Starbuck. Alors, bon, oui c’est gentil mais ça va aller l’expansion du café à la flotte. Au début j’aimais bien cette chaîne, surtout au Japon pour le frappuccino au matcha, mais je commence à en avoir assez d’en trouver un tous les 50 mètres. Et bien sur cela va aussi pour les Caffe Nero et autres. Je ne pose pas le problème de la qualité ou du service, je pose juste la question de la diversité et je ne suis pas loin de devenir une de ces sales aigris de globe-trotteurs qui peuvent se permettre le luxe de se plaindre de boire dans des tasses Ikea aux 4 coins du monde. Voilà, c’est dit, je veux du local et du pittoresque ! C’est donc poussées par la pluie qui commence à tomber fort que nous nous replions chez Valérie, qui non seulement est une chaîne mais en plus se veut « french touch » avec ses faux Toulouse-Lautrec aux murs. Peu importe, ils servent le thé avec des scones, de la crème et de la marmelade !! Et nous serons très bien servies, mon thé à la menthe est délicieux, les scones sont bien gonflés et truffés de raisins secs en abondance et nous avons un large choix de petits pots de confitures. (note personnelle : je n’ai pas coincé la cuiller dedans !). Je ne parlerais même pas du pot de crème tant son souvenir remue en moi un sentiment de bonheur, fraîcheur, douceur et gourmandise ! Rhââââââ !

Chapitre 4 : Liberty of London

Nous voilà donc lestées pour un petit moment. La question du pourboire se pose car le service n’est pas toujours compris en Angleterre, après pourcentage et règle de trois nous quittons les lieux car la pluie a cessé. Une fois dans la rue je suis interpelée par la serveuse, j’ai juste oublié mon appareil sur la table en partant =___= ça commence bien ! Nous notons que visiblement le pourboire était suffisant (hahaha !). Prochain arrêt consacré à Nathalie qui souhaite se rendre dans le grand magasin des tissus Liberty. Ce n’est pas loin, nous allons à pieds. Nous profitons des théâtres et de leurs affiches, nous croiserons même (en photo) le visage jovial de David Suchet, l’un des interprètes d’Hercule Poirot. Attention, Nathalie et moi, des fois, on a 60 ans ! Après une bonne marche, qui m’aura permis de remarquer que Zara, l’Occitane, H&M et McDo sont bien représentés, et d’avoir repéré un Lush à l’odeur 20m avant (mais non je ne suis pas rentrée, puisqu’on en a 3 à Paris maintenant…) nous voici devant l’immeuble Liberty. La façade est richement ornée (de bois récupéré sur des bateaux me dira Nathalie) et l’intérieur est tout aussi chouette. On sent le vieux magasin du XIXème, c’est bien plus petit que le Printemps ou les Galeries Lafayette de Paris. Nous ne visiterons pas tous les étages, mais nous nous pâmons devant les tissus. Un jour je saurai assez bien coudre pour revenir m’offrir 3 mètres et me confectionner une robe, c’est dit ! Je traine aussi du côté de la broderie, mais comme l’Angleterre tient déjà le haut du pavé en la matière il n’y a rien que je ne puisse trouver à Paris. Nous craquons cependant sur un set de savons aux légumes que nous partageons en deux, à Nathalie la carotte, l’artichaut et le concombre, à moi la laitue, la citrouille et la tomate. Il y a un peu de vaisselle, nous ne sommes pas intéressées mais nous y passons quand même et là c’est le drame ! Je trouve une tasse décorée avec la classification périodique des éléments !!! Elle est hors de prix, mais c’est le début du voyage, j’ai de l’argent, c’est la dernière et je SAIS que je vais frimer avec. Comment résister ? Vous allez me dire : pfff, une littéraire qui s’achète une tasse de la classification périodique des éléments, et allez, encore une victime du syndrome du geek kikoo lol ! Peut-être…mais peut-être pas, car quand on est littéraire justement, et qu’on s’ennuie à mourir en cours de sciences, l’imagination bat la campagne et pour ne pas trop de faire remarquer par le prof à regarder dehors, fixer le tableau juste au dessus de lui est un bon compromis. Alors pour moi la classification, c’est surtout le souvenir de longues heures de rêverie éveillée. Alors, la tasse, je l’ai achetée et sans vergogne !! Nathalie, plus raisonnable, se contentera d’une série de boutons en tissu fleuri.

Chapitre 5 : Don’t Panic !

Nous quittons le magasin, Nathalie a fait plein de photos, apparemment ce n’était pas trop autorisé, mais nous nous en sortons bien. La soirée commence et nous irions bien boire un coup, hélas c’est vendredi, les pubs que nous croisons sont tous bondés, surtout en extérieur (fumeurs) nous rendant l’accès difficile. Quand nous trouvons enfin un bar à moitié vide nous comprenons pourquoi, l’ambiance n’y est pas exceptionnelle. Tant pis, nous trouverons mieux ailleurs et nous continuons notre visite des abords de Piccadilly Circus à pieds. Nous croisons une librairie et je m’y engouffre toute excitée d’avance. C’est une affiche avec la photo de Terry Pratchett qui nous accueille. Oserai-je dire que c’était de bon présage ? Je monte au rayon SF & Fantasy pour découvrir que la promo du moment est 3 pour le prix de 2. Mes yeux commencent à rouleur dans leurs orbites, la frénésie s’empare de moi. Je tacle avec brio la première gondole « horror romance » (vous imaginez ce qu’on y trouve, du sous Anne Rice – Twilight, comme quoi on peut toujours aller plus bas hein -__-) pour me jeter sur la littérature de « bon goût ». Mais je suis quand même un peu perdue à fureter comme ça sans but, c’est Nathalie qui me sauvera : « Ho, regarde, elle a une bonne tête cette vache ! » Nathalie, tu viens juste de mettre la main sur le tome 2 du Hitchhiker's Guide to the Galaxy, à savoir « the Restaurant at the End of the Universe ». Je ne peux pas résister, j’embarque les 5 volumes ! Il me faut donc encore un livre pour bénéficier de la promotion, ce sera Good Omens car il m’est presque tombé dessus alors que je furetais dans les rayons. Je prends aussi une belle édition de the Hobbit, par snobisme ^________________^
Mon passage à la caisse se fera dans la douleur, mais pas autant que mon retour en train…tant pis ! Nathalie (qui a vécu chez moi pendant mon séjour au Japon et a donc gouté à ma bibliothèque) note dans son carnet les noms des livres pour les lire en français car visiblement mon enthousiasme est communicatif.

Chapitre 6 : bouilli sanglier sauce à la menthe

La fatigue commence à se faire sentir, et même si Nathalie m’a gentiment soulagée des savons et de la tasse, j’ai un gros sac de livre au bout du bras. Nous nous décidons pour un steak house ! Oui, en Angleterre !! De toute façon, en ce moment je lis « Histoire des Peurs Alimentaires » et du coup, je n’ai plus peur de rien, car j’y lis souvent que tout est dans la tête.
La viande est bonne, les frites épaisses et les petits pois sucrés et croquants. De toute façon, les scones ne sont pas très loin, et nous faisons l’impasse sur le dessert. Nous rentrons à l’hôtel nous coucher avec les poules.

Introduction : London’s calling

On a June night in Montrouge, I was providing shelter to my old college friend Nathalie M. We were about to fall asleep when she told me : “Je passe le week-end du 15 août à Londres, est-ce que ça te dit de venir avec moi ?”
Un peu que ça me dit ! Nourrie de musique anglo-saxonne, gavée de littérature britannique, grande consommatrice de marmelade d’orange et titulaire d’un baccalauréat anglais renforcé, je n’ai jamais mis les pieds au Royaume-Uni. Dans les jours suivants je posai 2 jours de congés et commandai des billets Eurostar pas trop cher.
Je n’ai pas trop eu le temps de préparer ce séjour et je me suis grandement reposée sur Nathalie, GO improvisée, mais d’une efficacité diabolique, je tiens à la remercie encore chaleureusement et publiquement.

dimanche 7 juin 2009

le dernier post

Juste un dernier message pour dire que je suis bien rentrée et que ma dernière soirée au Japon fut un grand n'importe quoi qui s'est bien sur achevé dans les larmes et les promesses de retour. Je tiens à remercier une fois de plus tous les gens formidables qui ont permis cette expérience, de mon patron qui a accepté ce congé exceptionnel, à mes collègues qui ont dû faire mon travail pendant mon absence. Mais aussi Crevette pour son hospitalité, ses patrons pour leur gentillesse, toute l'équipe du Verry pour l'accueil et l'amitié qui faisait de moi plus qu'une cliente. Chacun a fait de ce séjour bien plus qu'un voyage, j'espère ne jamais oublier tout ce que je n'ai pas pu prendre en photo, les sons, les odeurs et la chaleur d'Osaka (et je ne parle pas que de la météo).
Je suis triste et vous me manquez tous.

jeudi 4 juin 2009

旅行の終わり

Voilà, la valise est fermée, je vais mettre le pc dans le sac, donc je poste mon dernier billet.
Pour ce soir je ne sais pas ce qui est prévu, je vais faire le tour de mes connaissances pour dire au revoir mais je vais suivre le conseil des membres de Paradise Lost qui ont dit un jour en interview : never drink & fly !

A demain soir Nath !